Chapitre XIII : Un clan mécontent

 

Les Malificus auxquels appartenait Oleg furent dans une fureur noire lorsqu’ils apprirent la disparition de leur grand chef. Quand Bartimé, le fils d’Oleg, appris la destruction de son géniteur, personne ne fut étonné de l’entendre réclamer une réunion d’urgence. Aussi toutes les principales personnalités des Malificus se réunirent devant un lac à l’eau sombre et malodorante. Dans un grand silence respectueux, Bartimé arriva, tête haute. Tous les disciples s’inclinèrent docilement devant celui qui représentait dorénavant leur nouveau chef de clan. Ce-dernier fit apparaître une estrade et y monta. D’une voix froide et basse, il expliqua à ses condisciples…

 

« Mes amis, j’ai le regret de vous apprendre la destruction de mon père bien-aimé. Ses assassins sont deux Magiciens dont le très cher Latronis, inconnu de personne. Sa jeune apprentie est une proie facile. Ou plutôt, ses proches sont des proies faciles. La gamine en elle-même est puissante de part sa Magie qu’elle maîtrise peu à peu mais elle est très fragile mentalement. La disparition de son précédent Maître et l’éloignement de ses proches la fragilisent et la rendent accessible. Mon père a besoin d’être vengé mes amis. Je dois prendre la relève de notre clan aujourd’hui et je fais la promesse en même temps que je prends ma place, de venger mon prédécesseur bien-aimé ! Je compte sur vous !!! »

 Son discours fut suivi d’applaudissements et de hurlements d’accompagnement. Bartimé leva le poing, puis tous le levèrent à leur tour. Alors il fit disparaître l’estrade et disparut avec.

 ******

 Pendant ses deux jours de congé, Pauline n’avait fais que dormir, chez sa sœur. Elle avait besoin de sommeil, pour se faire croire que ce n’était qu’un mauvais rêve et que, quand elle se réveillerait, sa fille serait là, à son chevet, à lui sourire comme lorsqu’elle était gamine. Aussi, en ce 7 juillet, quand elle se réveilla, quelle ne fut pas sa déception lorsqu’elle se trouva seule dans la chambre d’amis. Les larmes coulèrent de ses yeux déjà gonflés sans qu’elle puisse les retenir. Sa sœur arriva et la prit dans ses bras, sans rien dire. Pauline n’avait rien voulu raconter à son côté de la famille. Elle préférait ne rien leur dire tant qu’elle savait sa fille en vie. Sa sœur lui apporta une tisane de fruits rouges que l’avocate but tranquillement. Elle se recoucha, sous le regard désemparé de sa sœur qui ne savait que faire pour la réconforter. Elle tenta une énième fois de lui demander ce qu’elle avait, où était son mari, et ses enfants, ce qui la mettait dans cet état là. Elle n’eut pour toute réponse que des pleurs supplémentaires. Après de longues crises de larmes, Pauline finit cependant par se rendormir. Alors sa sœur s’éloigna de la chambre, la laissant se reposer en paix. Elle-même n’allait pas bien de voir sa sœur ainsi et cela provoquait moult disputes dans son couple. En effet, son mari ne comprenait pas pourquoi elle s’en faisait tant. Il partait du principe que si sa sœur allait vraiment mal, elle lui en parlerait. La sœur de Pauline, elle, pensait tout le contraire.

 

Mickaël, lui, décida de partir en week-end en Corse. Il pensait en effet que le soleil aurait un effet bénéfique sur lui. Il avait demandé à sa mère de garder les enfants. Elle s’en était fait une joie, ce qui n’était pas du tout le cas des enfants qui auraient préféré rester avec leurs parents, sentant une crise familiale en train de surgir.

Mr Oleodas avait donc pris l’avion et était désormais dans un hôtel, loin de la foule. Il se demandait sans cesse où était sa fille, ce qu’elle faisait, si elle pensait à eux. Malgré tout le souci qu’il se faisait pour elle, il n’avait pas réussi à pleurer une seule fois. Sa femme ne l’avait pas appelé du tout et il en était contrarié. Il avouait que son attitude n’avait pas été des plus exemplaires mais il estimait qu’elle devait aussi essayer de le comprendre, ce qu’elle n’avait pas tenté de faire d’après lui. Puis il repensait à ce que son Maître Edris leur avait dit. Ils n’avaient pas eu de nouvelles de lui depuis la dernière fois. Qu’était-il advenu de sa fille ? Sa fille bien-aimée ? Il passait donc son temps à téléphoner à sa mère, pour avoir des nouvelles de ses fils, et devant la télé, pour tuer les heures qui tournaient doucement.

Le 8 juillet, il dut reprendre le travail, ce fut difficile mais il y fut contraint. Il en fut de même pour sa femme. Le soir, ils se retrouveraient dans le salon, sans les enfants, qu’ils récupéreraient le lendemain, et auraient une discussion. Une importante discussion.

 ******

 Latronis était sur ses gardes. Il ressentait une énergie bizarre mais étrange-ment, elle résidait entre les deux jeunes gens. Pouvait-on être sur que ce jeune homme était du bon côté ? Et puis autre chose le tracassait. Il n’avait eu de nouvelles ni de ses supérieurs ni de la famille de Kloe. Quelque chose n’allait pas.

 

« Maître, voulez-vous me dire ce qui vous tracasse ?

- Ne t’inquiète pas Apprentie, tout va bien. Pourrais-tu me laisser seul quelques minutes avec ton nouvel ami ? J’ai besoin de parler quelques instants avec lui.

- Vous êtes sûr que tout va bien ?

- Parfaitement.

 

Kloe s’éloigna. Latronis s’adressa à Eufimios :

« Parle-moi de toi, de tes origines, de ta famille.

- Vous doutez de moi ?

- Si tu veux rester parmi nous, ne poses pas trop de questions. Réponds-moi et tout ira bien.

- Serait-ce des menaces ? Je suis sorcier, tout comme vous, et vous ne con-naissez pas ma puissance.

A votre place, je tournerais ma langue sept fois dans ma bouche avant de parler ainsi.

- Il semblerait cependant qu’ici ce soit moi le Maître alors réponds moi ou retourne dans ton village, miséreux.

- Ne me traitez pas de… !

- Je repose ma question, une deuxième et dernière fois : Quelles sont tes ori-gines, d’où viens-tu ?

Parle-moi de toi et de ta famille.

- Très bien.

 Eufimios sentit le regard haineux du Maître de Kloe. Que pouvait-il lui dire ? Il pensait bien qu’un jour viendrait où cette question tomberait, mais il ne la pensait pas si tôt.

 - Mon frère et moi nous entendions bien jusqu’à ce qu’il fasse une bêtise…

- Ton frère ? Je n’ai vu personne d’autre que toi dans la famille. Vous n’étiez que trois. Tes parents et toi.

- Ce ne sont pas mes parents, mais ma cousine et son mari. Mes parents sont décédés, tués par mon frère.

- Parle-moi de lui.

- Il s’appelle Bartimé et pour être précis, c’est mon demi-frère. Nous avions la même mère mais nous sommes de pères différents. Son père à lui, il semblerait, d’après la rumeur, que vous le connaissiez bien, si vous êtes bien celui qu’on appelle Latronis. Son père à lui, c’est Oleg. Oleg avait besoin d’un descendant et il n’en avait aucun. Alors il est arrivé dans le village et l’a pillé. Chacun de ses hommes a violé une ou plusieurs femmes du village. Lui a couché avec ma mère. Puis il l’a marqué de telle sorte qu’il reconnaisse son fils quand il naîtrait. Quand Bartimé est né, ma mère a pleuré. Je devais avoir 5 ans. A vrai dire, j’ai préféré oublié. Quelques jours après sa naissance, Bartimé a été enlevé par Oleg. Quand il fut en âge d’apprendre la Magie Noire, son père la lui apprit et à peine quelques semaines plus tard, le village connut à nouveau un pillage sanguinaire. Mon frère avait reçu comme cadeau d’anniversaire de pouvoir gouverner des troupes de son père. Il était venu, sur ordre d’Oleg, détruire mon père et ma mère. Il les a tués de manière atroce. Il les a blessés avec un poignard ensorcelé. Il savait qu’ils ne guériraient jamais. Puis il est parti. Ils sont soufferts pendant plusieurs mois avant de s’éteindre.

- Comment se fait-il que tu sois toujours en vie, toi ? demanda Latronis sans le moindre soupçon de compassion

- Moi, je n’étais pas arrivé au village quand ça s’est produit. Je rentrais de ma cueillette de baies sauvages juste quand ils sont partis. Quand je suis rentré à la maison, mes parents étaient allongés sur leur lit, se mourant, pâles comme la mort elle-même. Ce sont eux qui m’ont tout raconté.

- Sache qu’Oleg est mort. Cette nouvelle devrait te réjouir.

- Vous vous trompez. Si Oleg est mort, alors Bartimé a pris sa suite et le ré-gime qu’il appliquera sera pire encore car il me recherche. Il veut me tuer pour en finir avec sa famille. D’après lui, nous ne sommes pas dignes de respect. Ma mère a mis au monde un monstre !!

- Je te comprends Eufimios. Et ce serait bien hypocrite de ma part de te de-mander de chasser toute la haine que tu as au fond de ton cœur. Moi aussi j’ai perdu deux personnes très chères à mon cœur aux mains d’Oleg et j’étais hargneux. Maintenant que leur assassin est mort, je me sens mieux mais j’ai la volonté de retrouver la dague qui pourra détruire ce monde ignoble de tueurs.

- Savez-vous où est la dague ?

- Malheureusement non. Mais mon Apprentie peut la ressentir. Elle ne le sait pas encore parce que nous ne l’avons pas encore approchée. Mais je sais qu’elle est capable de la sentir. Nous allons arriver vers une montagne qu’il nous faudra contourner si nous ne voulons pas nous jeter dans la gueule du loup. Je suis persuadé que les Malificus n’ont pas la dague. Je suis persuadé d’ailleurs que personne ne l’a. Qu’elle est quelque part. Mais dans les parages. Je ressens une puissante énergie. Je pensais qu’elle émanait de toi. Mais il semblerait que je me sois trompé. Ce n’est pas la même énergie que tu dégages. Je vais te poser une question à laquelle j’aimerais que tu me répondes clairement.

- …

- Serais-tu prêt à affronter ton frère et à le tuer ?

 Eufimios eut un moment d’hésitation puis répondit d’une voix blanche et faible

 -Oui. »

 Alors il s’éloigna et retourna vers Kloe. Maître Latronis expliqua leur trajet à son Apprentie. Elle hocha la tête, ailleurs. Elle pensait à Edric. Que ressentait-il ? L’absence de ses parents commençait à lui peser sérieusement. Elle avait hâte de retrouver cette dague pour pouvoir rentrer chez elle et reprendre sa vie normale.

 Le chemin caillouteux sur lequel marchaient Kloe et Eufimios, Latronis ayant repris sa forme de volatile, devenait de plus en plus difficile alors qu’ils arrivaient en amont de la montagne. Le ciel devenait aussi de plus en plus sombre, tumultueux. De gros nuages noirs et inquiétants flottaient au dessus de leur tête et menaçaient de libérer à tout moment une autre vague de pluie gelée. Pour paraître invisibles aux yeux des Malificus, car ils s’aventuraient sur leur territoire, Latronis fit surgir au dessus de leur tête un dôme protecteur. Plus ils avançaient, plus le Maître de Kloe ressentait une énergie puissante et il n’arrivait pas à distinguer si c’était celle de la dague ou des être maléfiques qui se trouvaient à seulement quelques kilomètres d’eux. Kloe aussi commençait à sentir cette puissance. Au moment où elle s’apprêtait à expliquer à son Maître ce qu’elle ressentait, quelque chose sembla les engloutir. Un noir intense et glacé. Une chute vertigineuse qui les fit atterrir dans un sous-sol poisseux et marécageux. Il semblerait qu’ils fussent tombés dans un piège. Cette hypothèse se confirma à peine quelques minutes plus tard.

 En effet, lorsqu’ils purent se relever, après s’être remis du choc de la chute, des troupes d’hommes vêtus de noir et armés de couteaux ou de lances s’approchèrent d’eux, créant un bruit semblable à un déplacement d’éléphants. Ils firent cercle autour de leurs proies. Un membre de ce cercle se détacha du groupe et s’approcha d’eux. Eufimios eut l’air épouvanté. Kloe semblait calme et réfléchissait à toute allure. Latronis, lui, fixait le sorcier qui s’était avancé. L’Apprentie ne le reconnaissait pas. Et il semblait qu’il fut aussi inconnu à son Maître. Cependant leur identité ne faisait aucun doute pour personne. C’était une escouade de Malificus qui avait senti des proies tombées dans leur piège. Latronis s’en voulut de ne pas avoir été plus attentif. Une fois de plus, il mettait la vie non seulement de son Apprentie mais aussi d’un autre jeune sorcier en péril. Kloe, étant Noble Apprentie avait désormais le droit d’intervenir dans un éventuel combat de son Maître. Ce-dernier étant responsable de Kloe. Toutefois, personne n’était ici responsable d’Eufimios, puisque officiellement, Latronis n’était pas son Maître.

Latronis se leva. Il était plus grand que leurs ennemis d’au moins une tête et avait une carrure beaucoup plus imposante. Mais leurs opposants étaient armés. Eux, les seules armes qu’ils possédaient étaient leur Magie. Du coin de l’œil, Latronis vit son Apprentie fouiller dans le sac. Heureusement, personne ne semblait l’avoir remarqué. Sa petite taille lui servait enfin à quelque chose. Recroquevillée comme elle était, elle ressemblait à un grand trou, dans l’obscurité. Elle s’était saisi du grand sac à moitié vide d’eau et de nourriture. Elle ouvrit une poche avant et prit à l’intérieur du sel. Elle connaissait une formule de protection. Elle était légère mais pourrait tout de même être un minimum efficace. Elle souffla sur le sel qui se répandit en un cercle parfait grâce à sa force de volonté. Puis, intérieurement car personne ne parlait, elle récita sa formule plusieurs fois jusqu’à ce qu’elle la sente opérer.

 « Divines Déesses

Entendez mon appel

Que ce cercle tracé en sel

Puisse pour nous être un refuge

Et que par sa puissance, oh Déesses

Le Mal disparaisse ! »

 Les Malificus sentirent que quelque chose venait de se passer et ils jetèrent un regard sombre sur les trois acolytes. Latronis jeta un rapide coup d’œil à Kloe lui montrant qu’il avait compris ce qu’elle avait fait. L’Apprentie se leva, créant un mouvement de recul dans les troupes ennemies. Tout le monde l’avait reconnu. C’était elle dont leur avait parlé leur chef. Elle qui avait tué leur défunt patron. A ce moment-là, ils poussèrent des cris suraigus et Latronis, Kloe et Eufimios durent protéger leurs oreilles avec leurs mains pour ne pas trop abîmer leurs tympans.

Soudainement, comme si les cris leur avait permis de communiquer, ils se jetèrent sur les deux Wiccans et le Non-violent. Grâce au dôme protecteur créé par Kloe, ils s’effondrèrent tous les uns contre les autres, enragés. Les trois jeunes gens échangèrent un regard complice et Kloe brisa le dôme. Ils coururent chacun de leur côté, espérant accentuer le mouvement de panique de leurs ennemis. Mais ils n’avaient pas prévu qu’il n’y aurait pas de sortie. En effet, où qu’ils aillent, ils se trouvaient face à un mur trop haut et trop lisse pour être escaladé. Ils se regroupèrent donc et se retrouvèrent finalement rapidement de nouveau encerclés.

Kloe et Eufimios se regardèrent alors. Quelqu’un avait parlé. Dans leur esprit. Ils tournèrent la tête vers Latronis qui leur fit un clin d’œil. En tant normal, les deux jeunes magiciens auraient souris mais la situation ne le permettait pas. La voix dans leur tête, qu’ils reconnurent donc comme étant celle de Latronis, leur dit de se laisser emporter par leurs ennemis, qu’ils ne pourraient pas lutter ici. Cependant, le Maître regardait les troupes rivales avec appréhension. Avaient-elles entendu ce qu’il leur avait dit ? Il espérait bien que non.

 « Maître bien-aimé, nous vous ramenons des voyageurs qui se sont aventurés dans notre piège. L’une d’entre eux semble être la Magicienne dont vous nous parliez. Elle a tenté de les protéger en créant un dôme protecteur et nous nous sommes faits avoir mais ils se sont finalement rendus et…

- Silence ! Sortez maintenant, laissez-nous seuls.

- Mais Maître Bartimé…

- J’ai dis silence !! Dehors !

Les hommes constituant les troupes ennemies sortirent, après avoir effectué une révérence.

- Me voici donc en face du célèbre Latronis. Et de sa fameuse petite Apprentie qui a tué mon père !! rugit Bartimé

- Bartimé…laisse les partir.

- Oh oh mais qui vois-je donc là ? Ne serait-ce pas mon frère ? Mon cher petit frère chéri ! Comment donc va ta mère ? Oh pardon, j’avais oublié qu’elle n’était plus de ce monde ! »

 Eufimios voulut se lever, énervé contre son demi-frère mais des gardes pré-sents aux côtés de Bartimé gonflèrent le torse et dissuadèrent le jeune homme. Les trois magiciens se trouvaient dans une salle du trône ornée de poignards, de sabres et d’autres armes que Kloe ne parvint pas à identifier. Comment pouvait-on être surs qu’aucune de ses armes n’étaient la dague ? Elle se sentait si près du but mais en même temps si frustrée de ne pas savoir dans quelle direction aller pour terminer sa quête et entrer dans l’Histoire. Elle était tellement plongée dans ses réflexions qu’elle ne vit pas la pâle lumière blanchâtre qui s’alluma dans la pièce. Cependant elle sentit l’attention de ses amis concentré sur quelque chose qui était apparu au mur. Elle releva alors la tête et fut prise d’horreur lorsqu’elle découvrit Edric, allongé par terre, baigné de sang, à moitié-mort, entouré des mêmes hommes que ceux qui les avaient amenés ici. Elle étouffa un cri et les larmes coulèrent toutes seules le long de ses joues crasseuses. Latronis lui jeta un furtif coup d’œil plein de compassion. Non ! Il ne pouvait pas être mort ! Pas Edric ! Kloe luttait pour ne pas céder à la panique. Elle ne pouvait pas croire que l’homme qu’elle aimait puisse périr aux mains des Malificus. Ne pouvant plus se contenir, elle explosa et gémit à Bartimé :

 « Que vous avait-il fait ? Vous ne pouvez pas le tuer ! Il n’est pas concerné par la recherche de la dague !

- Apprentie tais-toi ! murmura Latronis

- Non, continue jeune fille. Vas-y, exprime ta colère !

- Edric était innocent ! Dites à vos hommes de le laissez tranquille ! Laissez-le !! Je vous dirais ce que je sais sur cette Dague ! Je vous ouvrirai mon Grimoire mais laissez Edric tranquille !

- Non Kloe surtout ne lui ouvre pas ton Grimoire ! Ils le tueront quand même. Si tu lui donnes ton Grimoire, tout est perdu ! Nous sommes perdus. Apprentie je t’ordonne de réfléchir ! Edric est mort et tu n’y pourras rien changer !

- Oh non il n’est pas encore mort. Fortement affaibli mais pas encore mort. Mort il ne nous sert à rien. A moitié mort en revanche, ça nous donne une chance formidable d’obtenir les informations que nous voulons. Et je suis persuadé que ton Apprentie nous les donnera Latronis. Je me trompe Apprentie ?

- Latronis je ne peux pas le laisser mourir… »

 Elle se leva et les gardes la laissèrent s’avancer vers Bartimé. Plus elle avan-çait, plus l’image lui apparaissait nettement sur l’écran géant posé au mur. C’est alors qu’elle aperçut son visage. Son visage bien-aimé. Il était plein de sang, il avait perdu un œil et sa joue était lacérée Ils l’avaient salement amoché. Mais un détail la bouleversa. Il ne bougeait plus. Sa poitrine ne bougeait plus. La veine qui palpitait d’ordinaire dans son cou ne bougeait plus, ne frémissait plus Edric ne bougeait plus. Edric était mort.

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