Chapitre I : Le Grimoire

Kloe Adélaïde Oleodas n'a que 16 ans quand elle découvre l'existence d'un livre qui changera son existence : le Grimoire. A l'intérieur, formules magiques, astuces, journal intime d'une autre jeune fille Kassandra, informations diverses. Maître Edris la prendra sous son aile et lui inculquera les premières valeurs magiques que tout bon Apprenti se doit de connaître. Mais il lui confiera également une mission bien plus compliquée qui lui fera rencontrer des personnalités diverses. Un parcours semé d'embûches qui la fera grandir, souvent dans la douleur.


« Où sommes-nous ? Es-tu sur que nous sommes au bon endroit ?

- Oui Maître, ce bâtiment est le lycée de la jeune fille.

- Que fait-on dans un lycée ?

- On étudie Maître

- Ah d’accord

Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing

« Qu’est-ce ??

- C’est la sonnerie qui montre aux élèves que leurs cours sont terminés.

- Es-tu sur que Kloe sort maintenant ?

- Oui Maître. Tenez la voilà !

- Oui…je ressens en elle un pouvoir immense, une puissance inouïe !

- Maître ?

- Oui Edric ?!

- Comment lui ferez-vous savoir que… ?

- Tu verras Edric, tu verras… » l’interrompit Maître Edris

 

« Kloe ?!

- Oui Joanne ?

- Regarde ce type là-bas…

- Et alors ?? Qu’est-ce qu’il a ??

- Il te regarde depuis tout à l’heure…

- Je n’avais pas remarqué

Une autre amie intervient

- Bon viens Kloe, on rentre ensemble !

- Si tu veux Kathleen »

Kloe Adélaïde Oleodas est une jeune adolescente de 16 ans, mal dans sa peau, excellente élève et ravissante jeune fille. Elle est grande, fine, d’une maturité exceptionnelle et dotée d’un charisme unique. Ses cheveux noirs corbeaux sont souvent noués en une tresse qui la fait ressembler à Lara Croft. Une mèche rebelle s’échappe fréquemment de sa coiffure et retombe sur ses délicats yeux verts en amandes surmontés de fins sourcils noirs. De gros cernes témoignent de ses longues nuits blanches passées à travailler et à lire. En dessous de ce délicieux regard, parsemé de petites taches de rousseur claires se retrousse régulièrement un petit nez délicat. De superbes pommettes rebondies s’étalent de chaque côté de son nez. Cette jeune fille possède un sourire unique. Ses pulpeuses lèvres d’un naturel très rouge ne peuvent s’empêcher de se fendre continuellement pour en faire un clair de lune. Le visage de Kloe est un visage rond, pâle. Il se dresse fièrement sur un cou rétréci tout aussi blafard. Lequel est posé sur un torse très finement formé mais aussi assez musclé. Elle est assez haute sur jambes mais ne dépasse ses amies que de quelques centimètres.

Elle est toujours habillée de telle sorte que ses vêtements soient tou-jours à la mode et qu’elle puisse se changer régulièrement. Jamais, pas une seule fois, elle ne se fit moquer d’elle. Pourtant, quelque chose dans sa tête fait qu’elle ne va pas bien. Elle voudrait perdre des kilos qu’elle n’a pas.

Elle est née un 13 octobre 1991 dans un petit village d’Indonésie appelé Ma-lang. Maintenant, sa famille composée de son père Mickaël, ingénieur en informatique, et de sa mère Pauline, avocate à la cour ainsi que de ses deux petits frères, Nico, 11 ans, spécialisé dans les mensonges et Maxim, 9 ans, perturbateur professionnel, vit dans la région lyonnaise.

Les routes de cette région sont pour la plupart délabrées, seules quelques privilégiées sont refaites. C’est pourquoi quand Kloe trébucha, elle crut à une crevasse de la route mais Kathleen lui demanda pourquoi elle ne ramassait pas ce sur quoi elle tituba.

« Qu’est-ce que tu veux dire ?

- Je veux dire que tu n’as pas trébuché à cause d’une crevasse mais plutôt à cause de ce gros méchant livre !

- Très drôle ta plaisanterie ! Voyons plutôt de quoi parle ce gros livre.

- Excellente idée ! Cependant, je te laisse le porter car il a l’air un petit peu trop lourd pour mes petits bras sans force…

- Eh bah au moins t’es une vraie amie n’est-ce pas, on peut compter sur toi hein… »

C’était un épais volume à la couverture granuleuse. Une couverture plutôt désagréable au regard, d’un vert morne, fade. Au toucher, ce live n’avait pas une texture agréable. Il devait peser au moins un kilo, c’est pourquoi Kloe le porta à bout de bras jusqu’au trottoir. Là, les deux jeunes filles se posèrent pour observer le bouquin plus attentivement. Il avait une épaisseur d’environ sept centimètres et un bout de bronze à chaque extrémité, de telle sorte que les bouts ne s’abîment pas. Intriguées et curieuses, Kloe et Kathleen ne purent s’empêcher d’ouvrir le livre. Là, elles découvrirent une étrange écriture.

« Toi qui as fais du latin, dis moi ce qui est écrit !

- Mais je n’en sais rien et tu sais aussi bien que moi que je suis nulle en latin !

- C’est pas grave, essaye de lire…

- Que nous sommes bêtes ! Ce n’est pas du latin mais de l’ancien français, je crois d’ailleurs qu’ils appelaient cela de l’ancien ‘’Français’’ !

- T’es sûre ? Oh et puis le nom, ce n’est pas si important, lis-moi plutôt ce qui est écrit !

- Toi qui es si puissante, c’est à toi que je parle. Le pouvoir de ta communauté qui est aussi mienne t’appelle. Tu dois sauver ton monde et tes origines, sauve la magie et elle te sauvera. C’est quoi ce baragouinage ?

- Tu crois que c’est vrai ?

- De quoi ?! L’histoire qu’il faut que je sauve la magie pour qu’elle puisse me sauver ?!

- Oui !

- A vrai dire, je n’y crois pas beaucoup !

- Dommage mais quand même !

- Ne te fais pas trop d’illusions !

- Ouais, c’est dommage quand même !

- Allez, je le prends ok ?

- Vas-y j’aime pas lire !

- Merci »

Kloe arriva chez elle. Elle habitait une grande villa dans un quartier correct de la banlieue. Un grand jardin orné de fleurs magnifiques et de rosiers superbement taillés était au devant de la maison. Cette dernière était une jolie bâtisse à deux étages au crépi rosé. On entrait à l’intérieur par l’intermédiaire d’une grande porte en bois massif. Puis on arrivait dans un petit couloir à deux débouchées. La première voie menait à la cuisine, une grande et belle cuisine aux tapisseries vertes et jaunes avec en son centre une table et cinq chaises, l’autre arrivait au salon. Ce dernier était éclairé par un lustre style romain juste au dessous duquel il y avait encore une autre table, beaucoup plus grande celle-ci. Le salon et la salle à manger étaient mitoyens. En face de la table se trouvait un canapé noir moelleux aux accoudoirs défoncés. Quelques mètres plus loin de celui-ci, un grand téléviseur 16/9. Sur sa gauche, un petit fauteuil neuf de couleur bleu marine. A l’étage, on trouvait 5 pièces de grandeur à peu près égales. Elles étaient la salle de bain, la chambre de Kloe, celle de Maxim, de Nico et celle des parents. Cette dernière présentait l’aspect d’un château fort à cause de ses petites vitres, et de sa faible luminosité tout comme de son humidité. Celles des deux garçons étaient à peu près similaires. Tapisserie représentant tout deux des sports, le lit au milieu de la pièce, une télé dans un coin, chaîne hi fi de l’autre et un immense bureau d’angle!

Comme elle s’y attendait, la maison était vide, sans bruit. Elle quitta ses chaussures et sa veste, prit son sac de cours, et le gros volume puis monta dans sa chambre. Arrivée à l’étage, elle poussa la porte de ce qu’elle appelait son domaine. Après quoi elle balança son sac d’un coté pour pouvoir se consacrer uniquement à l’ouvrage. Lorsqu’elle l’ouvrit, la même phrase demeurait au même endroit. Elle trouvait cela normal mais son subconscient lui disait de faire attention. Incrustée dans l’intérieur de la première de couverture, une clé.

En bonne passionnée de la lecture qu’elle était, elle s’allongea confortablement sur son lit. A coté de ce lit, une petite table de chevet rougeâtre. Elle s’en alla fermer les volets pour pouvoir éclairer sa lampe. Aussitôt, la chambre fut baignée dans un intime nuage rouge. Admiratrice des pays asiatiques, elle se leva une seconde fois pour allumer de l’encens au jasmin. Puis elle se recoucha et ré ouvrit le gros livre qui s’était fermé. Tiens, qui s’était fermé ?! Kloe s’étonna de le voir fermé. Elle l’avait laissé ouvert et il n’y avait pas de courant d’air. Après s’être interrogée quelques instants, elle haussa les épaules et continua sa lecture comme si de rien n’était. Elle relut la phrase et tourna la page. Elle lut une deuxième inscription étrange.

« Toi qui est ici

Qui lit aujourd’hui

J’en appelle aux forces ancestrales

Qu’elles délivrent mon pouvoir

Et qu’enfin je sois libre

D’accomplir ma destinée »

 

Une étrange lumière verte illumina toute la pièce puis elle sombra dans le sommeil…

Sa mère rentra de la cour d’appel, il devait être aux alentours de 18 heures 35. Kloe était rentrée de l’école à 16 heures. Pauline fut surprise de ne pas voir la table mise pour le dîner. Puis elle s’aperçut que la maison était silencieuse. Trop silencieuse. Hormis les deux garçons qui jouaient tranquillement à leurs jeux vidéo en bas, personne ne bronchait. La mère s’en étonna et demanda à Nico où était sa sœur. Celui-ci lui répondit qu’elle était dans sa chambre depuis un moment déjà. Pauline parut stupéfaite, jamais Kloe ne restait dans sa chambre en ne faisant pas de bruit. Elle décida donc de monter à sa chambre après avoir déposé ses affaires.

Cinq minutes plus tard, elle était à l’étage et frappait à la porte de sa fille. Celle-ci ne répondit pas. Inquiète de son silence, Pauline ouvrit la porte et découvrit Kloe encore allongée sur son lit, les yeux clos. Après s’être attendrie quelques minutes, elle décida de la réveiller. Tout en douceur.

Kloe s’éveilla doucement. Puis elle demanda :

« Que s’est-il passé ? bailla l’adolescente

- Comment ça que s’est-il passé ?

- Oui, avec Kathleen, nous avons trouvé un livre par terre alors nous avons décidé de le garder. C’est moi qui l’ai ramené

- Oui ?

- Après je me suis allongée sur mon lit pour le lire.

- Oui…

- Mais quand j’ai lu une phrase, la deuxième du livre, j’ai vu une grande lumière verte illuminer toute la chambre et après je ne me souviens plus de rien

- Ce n’est pas grave Kloe, tu es fatiguée, tu travailles trop. Tu t’es simplement endormie après avoir lu un livre. La lumière verte c’était dans ton rêve.

- Mais non, puisque je te dis que ça c’est vraiment passé.

- Rendors-toi si tu veux, je viendrai te réveiller à l’heure du repas.

- Non, c’est bon, je n’ai pas plus sommeil qu’avant de lire ces phrases. Je vais faire mes devoirs, se renfrogna Kloe

- Si tu veux. »

Mais une autre idée lui passa par l’esprit. Après que sa mère fut sortie, Kloe prit le téléphone et appela Kathleen. Elle devrait comprendre. Après tout, elle y croyait !

Enervée de voir que personne ne la crut, Kloe se mit effectivement à faire ses devoirs. Un peu ailleurs, mais elle les fit. Puis, après avoir fini et bâcler un peu son travail, la jeune adolescente se retourna vers le livre. Elle le prit et le souleva, la clé incrustée dans la couverture tomba. Intimidée mais pas désemparée, elle décida d’ouvrir de nouveau le livre et de remettre la clé à sa place. Les pages, écrites dans une autre langue qui n'était pas de l'ancien Français, qu’elle ne comprenait pas auparavant, lui parurent soudain simples. Le livre lui parut léger. Elle se rassit sur son lit et se concentra. Elle était dans un état second. Qu’avait-il bien put se passer pour qu’elle tombe soudainement dans le sommeil. Elle était persuadée qu’elle n’avait pas rêvé. Mais comment expliquer le fait qu’elle se soit endormie ? Elle relut la phrase qu’elle avait lue à voix haute avant de sombrer.

« Toi qui est ici, qui lit aujourd’hui, j’en appelle aux forces ancestrales, qu’elles délivrent mon pouvoir, et qu’enfin je sois libre, d’accomplir ma destinée ».

Qu’est-ce que ça pouvait bien signifier ? Elle n’en avait aucune idée, malheureusement. De quel pouvoir pouvait-il s’agir ? Kloe ne croyait pas en la magie. Elle tourna les pages. Elle vit différentes images et des textes. Elle en lut un. Il était entièrement consacré à la ''Wicca''. Intriguée et ne sachant pas ce que c’était, elle décida de lire ce passage, juste celui-là.

«L’'un des premiers principes de la Wicca est que toute action magique, quelle que soit sa nature, se répercute trois fois sur celui qui la manie. C’est ce que les Wiccans appellent plus communément le « triple choc de retour ». Une autre loi, dite « la Loi de l’Empreinte » dit que l’énergie dont s’imprègne le magicien le suivra toute sa vie et que jamais il ne s’en séparera. Un autre commandement baptisé « Loi de l’Analogie » prêche le fait que l’union fait la force.

La Wicca est une religion polythéiste, très tolérante. Con-trairement aux autres, elle ne cherche pas à être la plus performante. Elle veut que les Wiccans vivent en osmose avec la nature et les nombreux trésors qu’elle renferme. Ses rites, plus connus sous le nom de sabbats, s’accordent avec les phases de la Lune et les quatre saisons.

La Wicca reconnaît également une puissance plus grande que celle qui envahit notre quotidien. Néanmoins, elle n’admet pas le principe de l’existence du Mal absolu qui revêtirait le masque de Satan ou de Lucifer dans l’image judéo-chrétienne.

Enfin, la Wicca ne tolère aucune qualité particulière à la souffrance. Elle cherche dans la nature ce qui contribue à notre bien-être sans nuire à autrui. »

Kloe qui ne croyait pas en la magie commençait néanmoins à trouver ce livre très intéressant. Elle adorait se cultiver et ce livre était un vrai puits d'informations sur un sujet totalement inconnu pour Kloe. De plus elle avait l’impression qu’au fond d’elle la magie avait toujours été présente. Mais encore aujourd’hui, elle ne sait pas comment l’exprimer. Elle tourna une nouvelle fois la page et découvrit une image très bien faite représentant un démon baptisé Arrepticus. Il y avait une formule pour vaincre cette chose, par simple curiosité elle la lut, elle s’aperçut qu’il fallait des tziganes pour vaincre Arrepticus. Elle voulut lire la suite mais sa mère l’appela pour dîner, refermant bien malgré elle le livre, elle le rangea et descendit. Le repas sentait bon. C’était certainement du lapin au vin blanc.

Vingt-cinq minutes plus tard, après avoir savouré son lapin, Kloe remonta dans sa chambre. Une soif d'informations instinctive la conduisit vers le livre. Elle ne parvenait pas à comprendre l’attirance qu’il y avait entre ce volume et elle. Cette histoire de magie était-elle vraie ?

Soudain, la porte claqua d’un coup et un frisson glacé parcouru la pièce pourtant chauffée par l’étouffant soleil du mois de juin. Un souffle la frôla puis… plus rien. «Décidemment, cette histoire commence à m’intriguer et à m’effrayer» se dit-elle. Elle rouvrit la porte et les fenêtres pour laisser entrer un peu d’air. En espérant se réveiller le lendemain et que ce soit un mauvais rêve, elle prépara son sac et se coucha. Mais quand vint 22 heures 30 et qu’elle ne dormait toujours pas, elle décida de lire. Pendant qu’elle se questionnait sur le choix de son livre, une phrase lui vint à l’esprit. Une autre loi, dite « la Loi de l’Empreinte » dit que l’énergie dont s’imprègne le magicien le suivra toute sa vie et que jamais il ne s’en séparera.'' Pourquoi cette phrase, particulièrement lui revint à l’esprit? Décidée à en finir avec ces histoires de magie, elle se leva de son lit, prit le livre et le mit à la poubelle. Puis elle prit un roman qu’elle affectionnait et le lut pendant près de vingt minutes. Quand elle s’endormit, il n’était pas loin de 23 heures.

Le lendemain matin, Kloe se réveilla aux alentours de 7 h 05 par le son stri-dent de son réveille-matin. Nonchalante, elle enfila ses pantoufles et descendit en traînant les pieds les marches de ses escaliers en bois verni. Arrivée dans la cuisine étincelante elle fut contrainte de cligner des paupières tellement la lumière du jour était éblouissante. Elle s’assit à table, se servit une grande tasse de chocolat chaud et mangea un croissant. Puis elle remonta toujours aussi endormie pour se prendre une bonne douche bien froide.

Après quoi elle alla s’habiller. Mais dès qu’elle franchit le seuil de sa porte elle eut un frisson, le même que la veille. Un frisson glacé.

Le livre.

Il était froissé dans la poubelle la veille au soir et ce matin il était sur son lit. Comment cela est-il arrivé ? Il n’y avait personne en dehors d’elle dans la maison. Que ce passait-t-il avec ce livre ? Lorsqu’elle fut correctement habillée, elle regarda sa montre. Elle commençait à 9 heures, il était 8 heures. De chez elle, il lui faut 15 minutes pour aller au lycée. Il lui faudrait donc partir à 8 heures 40. Elle avait donc 40 minutes à consacrer au fameux livre. Elle l’ouvrit. Elle en était au démon Orin, elle tourna les pages et découvrit qu’il ne parlait que très peu des démons. C’était surtout des sorts de magie rouge, blanche ou de sorts pour accomplir certaines actions, comment approfondir ses pouvoirs. Il y avait également des écrits semblables à des témoignages. Elle commençait à s’y intéresser mais elle ne savait pas pourquoi. Elle réfléchit et repensa aux paroles de son amie. Et si elle avait véritablement des pouvoirs surnaturels ? Elle tomba sur une page consacrée à des sortilèges bizarres.

Ce livre expliquait aussi les effets de différentes encres, plumes, bougies ou encens pour les rituels

• L’encre mauve dit des «Prophéties»:

Elle est en parfaite harmonie avec Neptune et sert à écrire des rêves et des visions. Elle aide donc à concrétiser ses désirs les plus intimes

• Bougie verte:

Pour provoquer la chance, la prospérité et le succès, favoriser la guérison et annuler les effets de l’envie, de l’avarice et de la jalou-sie.

• Plume de Geai bleu:

Ses plumes apportent de la clarté en période de troubles et la lu-mière à celui qui semble s’être égaré. Elle prévient donc de la dépression et de la tristesse.

Le téléphone sonna. Elle referma le bouquin et décrocha :

« Kathleen ? Pourquoi m’appelles- tu maintenant ?

- Kloe, tu as vu l’heure qu’il est ?

- Non, pourquoi, il ne doit pas être si tard que ça !

- Et ben si figure-toi !

- Attend, je regarde l’heure et je reviens

- Vas-y mais fait vite !!!

- Oh !! mais c’est horrible, je suis en retard de 5 minutes !

- Non, tu n’es pas encore en retard, c’est la récré mais les profs vont bientôt arriver et là tu vas être en retard alors saute dans tes fringues et viens vite

- Je suis déjà habillée, il ne me reste plus qu’à partir

- Comment ? Qu’est-ce que tu faisais encore ?

- Ca ne te regarde pas !!

- Eh c’est bon ! tu n’es pas obligée de me parler comme ça!

- Désolé, mais...je...bon tant pis j'arrive

- Dépêche-toi !»

Kloe se demanda pourquoi elle avait parlé ainsi à sa meilleure amie. Ca ne lui ressemblait pas Bon, après avoir trop longuement réfléchi à la question, Kloe monta dans sa chambre, vérifia que son sac était fait correctement et rangea le livre dans son armoire. Puis elle prit sa besace et redescendit en trombe. Elle enfila vite ses chaussures, de grandes bottes noires qu’elle n’avait jamais vu auparavant dans la maison, embarqua ses clés, ferma chez elle et courut jusqu’au lycée.

Trop tard, le lycée avait fermé ses portes, il fallait appeler le gardien. Elle appuya sur la sonnette, puis vit le gardien arriver. Il lui ouvrit et elle entra en cours, avec quinze minutes de retard. Là elle se fit sermonner. Etrangement, cela lui importait peu. Elle regardait même son professeur avec mépris ce qui n’était pas dans ses habitudes. Elle avait toujours eu tendance à respecter les professeurs et même parfois à les craindre. Quand il eut fini son sermon, Kloe alla s’asseoir. Au fond de la classe. Kathleen parut outrée de voir que son amie ne s’asseyait pas à côté d’elle. Que lui arrivait-il donc?

Le cours parut durer une éternité à la jeune adolescente, pourtant friande des cours, qu’était Kloe. Lorsque la sonnerie retentit elle ne se dépêcha pas et son amie la traîna jusqu’au cours d’anglais.

Quand ce dernier fut terminé et que Kloe changea brusquement de person-nalité pour revenir comme avant, Kathleen la questionna sur son comportement étrange. Kloe lui répondit qu’étrangement elle ne se souvenait de rien, elle n’avait pas le moindre souvenir de ses deux heures de cours. Elles réfléchirent mais ne trouvèrent pas d’explications. Après quoi la jeune amie demanda où elle avait acheté ses bottes qu’elle trouvait de toute beauté. Aussitôt Kloe lui dit qu’elle ne savait pas non plus, qu’elle les avait trouvées là ce matin et qu’elle les avait mises sans se poser de questions en pensant que ce devait être sa mère qui en était l’acheteur. Elles discutèrent comme ça un bon moment, jusqu’à la fin de la récréation.

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Commentaires (4)

1. mikhOL 01/08/2010

Une écriture fluide, de l'imagination, un concept dangereux (on pourrait faire l'amalgame magie = Harry Potter) mais bien mené, c'est créatif, original...

C'est bien raconté, même si je trouve que certaines descriptions sont inutiles (pour l'instant en tout cas, comme par exemple la description assez précise de la maison au début).

Mais c'est un premier chapitre intriguant qui en tout cas donne envie de connaitre la suite ! ;)

2. Tonio 01/08/2010

Ah, fantastique, quand tu nous tiens...
Tu installes bien ton histoire. Au début j'ai l'impression que tu ne sais pas trop comment commencer. Je sens un peu d'hésitation, mais ça s'enchaîne plutôt bien. Tu nous tiens en haleine, avec ce satané grimoire. A quand la suite ?

3. Madmoiselle 13/05/2011

S'il te plait, arretes d'écrire au passé simple, c'est vraiment indigeste.

4. Seifenblase (site web) 14/05/2011

@Madmoiselle : Ta remarque me surprend un peu. J'ai donc relu ce chapitre et les temps me semblent plutôt bien appropriés : passé simple pour les actions brèves et délimitées dans le temps ; imparfait pour les actions longues, répétitives ou indéterminées dans le temps.
Qu'est-ce qui te choque tant ?

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