Mlle est grande bavarde

La tête dans les nuages,

Le cœur en exil,

La raison en vadrouille,

Elle parle aux étoiles.

 

Les yeux perdus

Dans l’immensité du néant,

Les sentiments en cavale,

Elle parle aux nuages.

 

Elle leur raconte ses rêves,

Elle leur conte ses espoirs,

Elle leur pleure ses peurs,

Ses angoisses.

 

Cet effroi de son âme,

Elle, étrangère à elle-même.

Cet effroi des autres,

Eux, si semblables et haïssables.

 

Son inquiétude de le perdre

Baigne ses yeux de larmes.

Elle craint de le voir disparaître

Alors elle hurle son désespoir.

 

Les étoiles la rassurent

Et les nuages l’apaisent.

Là-bas et maintenant,

Elle n’a plus rien à craindre.

 

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Commentaires (2)

1. Jeex 01/08/2010

Dit donc, c'est que tu en jettes avec ce que tu nous fais la ! C'est beau, ce poème est fluide, on dirait que ça glisse quand on le lis (A moins que ce soit moi qui vais trop rapidement -_-)

2. Antonio 01/08/2010

Honte à moi de ne pas avoir laissé de commentaire.
Bon, je ne ferai pas la remarque "qu'est-ce que c'est noir", je pense t'y avoir assez habituée.
En revanche, le dernier quatrain est un peu plus optimiste. On sent bien que tu écris plus avec tes sentiments qu'avec ta tête.

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